Tout d'abord, un blog pour crier à la face du monde mon amour du beat de fou, du riff de malade et de la mélodie qui tue. Ensuite, une façon de partager mes découvertes, expériences et points de vue sur tout ce qui touche cette passion qui me ronge depuis l'aube de mon adolescence, vers 12-13 ans. J'ai joué dans des bands, produit des concerts, géré un groupe, collectionné les vinyles et chanté sous la douche. J'aurais voulu être un artiste, comme disait l'autre, mais mes talents de musicien sont plutôt limités; c'est peut-être pour ça que j'ai touché à tout le reste, pour me rapprocher de l'inaccessible et du magnifique...
J'aime la musique sous toutes ses coutures, aussi bien enregistrée que live. Pour moi, un concert réussi, c'est lorsque j'ai l'impression d'avoir vécu un moment unique, d'avoir communié à la grand messe du rock'n'roll. J'ai vécu des moments de grâce dans des shows où il y avait 15 personnes, et j'ai été déçu entouré de 20 000 autres. Ces instants magiques sont souvent inattendus, et les déceptions viennent en général après avoir eu des attentes élevées. Il y a quelques années, je me suis procuré le coffret CD des Clash, "Clash on Broadway". Dans le livret, il y a un texte extrait du livre de Lester Bangs, "Psychotic reactions and carburetor dung", qui relate le séjour de Bangs en Angleterre dans les années 70, où il a accompagné les Clash en tournée. Le dernier paragraphe résume bien des choses pour moi:
"The politics of rock'n'roll, in England or America or anywhere else, is that a while lot of kids want to be fried out of their skins by the most scalding propulsion they can find, for a night they can pretend is the rest of their lives, and wether the next day they go back to work in shops of boredom on the dole or American TV in Mom'n'Daddy's living room nothing can cancel the reality of that night in the revivifying flames when for once if only then in your life you were blasted outside of yourself and the monotony which defines most life anywhere at any time, when you supper on lightning and nothing else in the realms of the living or dead mattered at all."
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